
Dol, la ville des ponts, trône au sommet des montagnes qui bordent le fleuve Sol. Véritable forteresse naturelle, la cité regarde le vieil empire s écrouler lentement sans le moindre sentiment. Que veulent ces hommes qui pleurent sur l effacement de la civilisation ? Ne sont ils pas lassés de gémir sur l inévitable décadence ? Ne voyaient-ils pas que la paix imposer par la Grande Nation n était que l amorce d une guerre affreuse, d une guerre commerciale au sein de marchés saturés ? Ne voient-ils pas plus loin que leurs misérables vies ?
Les hommes de Dol, les morats, voient la cimes de montagnes et attendent leur heure. Ils connaissement le monde. Ce sont des travailleurs indépendants affiliés à une sorte de garde nationale. Ils ne payent pas d’impôt au gouvernorat de la province en échange d’un service militaire continu. Chacun travaille dans une corporation qui possède les ateliers et met à disposition les outils et le réseau commercial pour vendre le fruit de leurs efforts. Ainsi, chacun est son propre maitre, ne devant que rétrocéder une partie de ses gains à la corporation pour l’entretien ou la modernisation de l’équipement